La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

Qui somme nous   

Le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ) fut créé le 19 janvier 2017 par le regroupement de six régions du Québec et avec plus d’une centaine de bénévoles qui offre des services d’accompagnement des travailleurs et travailleuses dans les services de santé et de justice. Les services d’accompagnement était offert auparavant depuis 2008 par le projet ¨Somos Hermanos¨. Le RATTMAQ a décidé de mettre en place un projet en appui aux travailleuses et travailleurs migrants du programme fédéral des travailleurs étrangers temporaires, en milieu agricole et dans celui de la transformation alimentaire, mais pas exclusivement. D’autres groupes cible pourraient aussi être visés par la suite.

Statistique Canada en 2016-2017 évaluait, pour le Québec, à 10 000 le nombre de travailleuses et travailleurs dans l’industrie de la transformation alimentaire et à 14 000 le nombre de travailleurs en milieu agricole.

Problématique visée :

Tout d’abord, de façon générale, les travailleurs migrants temporaires augmentent de façon exponentielle d’année en année au Canada et au Québec et ce, dans une multitude de secteurs de travail.

Les différents programmes gouvernementaux qui régissent cette forme de travail génèrent des obstacles majeurs à l’exercice et au respect de leurs droits notamment :

  • Le permis de travail obtenu par ces travailleuses et travailleurs les lie à un seul employeur
  • Dans certains cas, ces employeurs peuvent procéder à leur rapatriement dans leur pays d’origine sans procédures d’appel
  • Depuis 2012, avec le projet de loi 8 au Québec, le droit à la négociation collective a été retiré aux travailleuses et travailleurs de plusieurs exploitations agricoles. Ceci a entraîné la fermeture de plusieurs services offerts par les syndicats.
  • Enfin dans bien des cas, les travailleuses et travailleurs ont l’obligation, par leur contrat de travail, de résider chez l’employeur.

Si ces travailleuses et travailleurs sont couverts par les lois québécoises du travail et, théoriquement, peuvent bénéficier des recours qu’on y trouve, ils et elles ne sont généralement pas informés de ces droits et recours, et ignorent la langue et les services offerts par nos institutions. Aussi, les organismes communautaires qui pourraient leur venir en aide, sont presque inexistants et ceux qui existent disposent de très peu de moyens. Ceux-ci reposent essentiellement sur le bénévolat et sont incapables de faire face à la demande. Ils n’osent même pas annoncer leurs services, étant dans l’impossibilité d’assumer la demande et de répondre aux nombreux besoins d’aide et d’appui. Ces travailleuses et travailleurs sont donc très vulnérables aux abus et aux mauvaises conditions de travail de certains employeurs sans scrupule.

À titre d’exemple, ces travailleuses et travailleurs voient souvent leurs documents détenus par l’employeur, dont leur passeport, leur carte d’assurance maladie, parfois leur correspondance. Ainsi, d’une part, beaucoup d’employeurs évitent de déclarer les accidents du travail ou des maladies professionnelles pour ne pas voir leurs primes augmenter. Dans certains cas d’accidents rapportés, la Commission des normes de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) envoie la décision en français et elle est gardée par l’employeur. Les consignes mal comprises sont aussi une source non négligeable de maladies professionnelles ou d’accidents du travail.

D’autre part, ce que ces travailleuses et travailleurs désirent souvent plus que tout, c’est d’être rappelés par l’employeur l’année suivante. Bien sûr, plus ils sont dociles, plus ils augmentent leurs chances d’être rappelés et évitent d’être placés sur une liste noire comme cela s’est produit au Mexique en 2012.

Par ailleurs, bien que les employeurs soient tenus de verser des cotisations à la CNESST, ils refusent de déclarer les maladies ou accidents du travail pour éviter de voir leur prime augmenter.

Il s’agirait donc, avec la mise en place de ce projet, d’offrir des services d’information, d’éducation, de formation, de référence et de défense des droits à ces travailleuses et travailleurs migrants, leur offrant ainsi un accès réel à la justice et au respect de leurs droits. Rappelons que ces personnes paient les mêmes impôts, taxes et cotisations sociales que toutes et tous les canadiens et canadiennes mais ne bénéficient pratiquement pas des protections sociales en dépit des cotisations qu’ils paient, par exemple le régime d’assurance parentale ou l’assurance emploi.

Mission

Le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ) a pour mission d’offrir des services d’accompagnement en matière d’immigration, de santé, d’éducation ou de francisation pour les travailleurs migrants agricoles dans la province de Québec.

 

Le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ) a pour objet de défendre et promouvoir les intérêts des travailleurs migrants agricoles dans la province de Québec.

 

Le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ) a aussi pour objet de sensibiliser les travailleurs migrants agricoles à leurs droits, obligations et responsabilités.

 

Le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ)  a pour mission de représenter les intérêts économiques, environnementaux, et sociaux des travailleurs migrants agricoles, notamment par des interventions auprès de diverses instances décisionnelles ou consultatives, telles que le ministère du Travail du Québec, le ministère du Travail du Canada, la commission des normes du travail, la commission de la santé et de la sécurité du travail, des commissions parlementaires de l’Assemblée nationale ou de la Chambre des Communes, par des interventions médiatiques ou encore par des représentations politiques directes.

 

Le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ) comporte également un volet d’information (sensibilisation) et d’éducation du public aux enjeux du secteur agricole au Québec et de ces travailleurs migrants agricoles. Afin de créer et soutenir, dans la population locale et plus largement un mouvement de sympathie, d’accueil et de solidarité à l’égard des travailleurs migrants agricoles.

 

Le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ) pourra recevoir des dons, legs et autres contributions de même nature en argent, en valeurs mobilières ou immobilières, administrer de tels dons, legs et contributions; faire des demandes de subvention dans les programmes des gouvernements du Canada et du Québec; des organiser des campagnes de souscription dans le but de recueillir des fonds pour des fins charitables.

Contenu
Contenu